INTERVIEW D'ANDROGYN NETWORK
17 Mars 2004
>>En décembre 2003, Androgyn Network, trio hardcore, sort le mix " digital " Hardcore Slavery 3 sur Psychik Genocid.
A l'occasion de cet évenement, ils ont accepté d'accorder une interview exclusive à ELECTROMUSIK, bien qu'ils aient toujours souhaité rester anonymes et dans l'ombre des médias.
Rencontre mystere avec l'un des plus talentueux collectifs hardcore francais...
ELECTROMUSIK : Androgyn network, vous etes 3 membres. Pouvez vous présenter brièvement ce qu'est Androgyn network ?
ANDROGYN NETWORK : On est un collectif qui fait du son depuis 1997. Depuis, il y a pas mal de membres qui sont partis, et pas mal de membres qui sont arrivés, et on a donc toujours eu une composition un peu floue, et on a sorti un premier maxi sur Psychik Genocid en 1998, période après laquelle on a tous un peu évolué de notre coté, et on s'est retrouvé pour l'album Earsex en 2002. Voila un peu notre parcours, et là, à l'heure actuelle, on est 3 dans le collectif.
Comment avez-vous débuté dans le hardcore ?
Dans le collectif, il y en a qui ont commencé les teufs vers 1993, et pour d'autres c'est plus en 1996-97. La plupart d'entre nous est issue de la scène free.
Alors, cela fait 6ans que vous etes dans le hardcore, mais vous souhaitez rester en dehors du monde du hardcore plus ou moins connu. Pourquoi ce choix ?
En fait, parce qu'on pensait plus ou moins tous que les gens avaient tendance à juger avant d'ecouter, et quelque part, c'est une manière de les pousser à écouter avant de juger. Car il y a souvent des gens qui pensent « ok, c'est tel artiste, c'est bien ou pas ». Finalement, tout ce qui est autour du nom d'artiste, c'est vraiment superficiel, et l'important c'est la musique, et on veut vraiment insister sur ça.

Les 3 membres d'Androgyn Network, à visage non découvert...
Vous avez donc décidé de garder l'anonymat, mais cela doit etre quand même difficile quand vous jouez en rave . Comment faites vous par exemple pour qu'aucune photo de vous ne soit dispo sur le net par exemple ?
On a jamais fait de live en fait, sous androgyn network , mais différents membres du collectif ont déjà joué dans de nombreuses free de manière anonyme.
Dans votre biographie, j'ai pu voir que c'est à la suite de votre rencontre avec radium que vous avez sorti votre 1er album : « Eearsex ». Comment s'est déroulé votre rencontre avec Radium ?
En fait, ayant déjà sorti un maxi sur Psychik Genocid à l'époque, parce que comme on aimait beaucoup ce que faisait ce label, on avait envoyé une démo, et après , on a été un peu en stand-by, et on a voulu ressortir un album, et naturellement, on s'est retrouvé sur Psychik Genocid. Et on a bien kiffé la collaboration avec Radium, et on tient à le remercier parce qu' il nous a beaucoup aidé dans notamment tout ce qu'est masterisation des morceaux.
Et il est sympa Radium ?
Ouais il est très sympa et on aime beaucoup ce qu'il fait. Bon il se la pete un peu quand meme (rires) . Nan évidemment il est cool.
Comment définiriez vous votre hardcore par rapport à celui des autres.
Plus sensuel en fait. On essaie d'apporter une certaine part de sensualité dans notre musique, comme avec le hardcore, c'est toujours une musique assez dure, on a trouvé ça assez marrant d'apporter ce petit « plus » féminin qui manque souvent dans le hardcore.
Et c'est pour ça que vous avez choisi ce nom la ?
Oui notamment, c'est en partie pour ça.
Apres Earsex, 1 projet d'un second album ?
Pas pour l'instant. On continue de faire des morceaux mais on a pas de projet d'album précis. On a pas mal de projets à droite à gauche, et chacun est dans ses projets, mais c'est pas impossible quand même qu'on ressorte un jour un album.

Primatz, le webmaster d'ELECTROMUSIK, et Androgyn Network!
Hardcore slavery 3 est sorti dernierement, et il a la particularité d'etre remixé « digitallement » . Pourquoi ce choix plutôt qu'un mix traditionnel avec des platines ?
Déjà petite précision, HS 3, c'est un mix digital, et il y a une partie en plein milieu qu'on peut appeler un megamix en fait, c'est plein de petits bouts de morceaux qui ont été mélangés entre eux de manière assez courte, et ça n' avait pas encore été fait dans le hardcore. Et c'est surtout pour essayer de voir ce que digitallement on pouvait faire et qui serait dur ou impossible à faire avec des vraies platines. C'est plus dans cette optique la qu'on a essayé de le faire. Et on voulait apporter une nouvelle vision de ce qu'on pouvait faire techniquement .
Quel est votre artiste ou groupe hardcore préféré en ce moment ?
Ya Hellfish et producer dans les anglais. Dans le hollandais, ya Promo. C?est toujours un peu les memes que les 2-3 dernières années. Bon, au niveau de la scène internationale, ya pas de grands changements. Sinon dans les français, ya Deadface, et pour l'Italie, on aime aussi bien Randy. Ah, ya aussi The speed freak d'Allemagne.
Un nouveau projet ? avec un autre artiste ?
Peut être , mais ça restera encore anonyme. (rires)
Un autre style que la hardcore vous intéresse ?
Pas sous le pseudonyme Androgyn network mais peut être dans les collaborations internes ou solo, avec d'autres membres du collectif, mais ce sera pas sous Androgyn network. Ce pseudonyme, on le gardera juste pour le hardcore.
Qu'ecoutez vous chez vous en dehors du hardcore ?
Euh, Jamelia c'est pas mal en ce moment (rires). Nan, plus sérieusement, on aime assez les choses assez soft comme Mirwais. Sinon on écoute de tout, ça peut même aller du classique au jazz. On écoute aussi de la world (rires). Nan, en fait, on écoute un peu de tout, sans avoir vraiment de domaine de prédilection.

Gunjack d'ELECTROMUSIK et les 3 membres d'Androgyn Network...
Votre opinion sur la scène hardcore actuelle ? sur les free ?
Disons que l'anonymat, c'est aussi une façon pour nous de séparer les choses, de garder nos activités anonymes mais underground comme la free qui reste le pur esprit de la teuf, et de garder notre pseudonyme androgyn network plus reconnaissable et plus visible, pour des choses qui tendraient à toucher un public plus large.
Ou pourra t-on vous voir mixer prochainement ?
Peut être au technival du 1er mai, mais justement, on se prononcera pas, on dira pas qu'on vient.
Votre meilleur et votre pire souvenir sur la scène, ou en tant que spectateur ?
Meilleur souvenir : technival de Paris, dans le 95, et pire souvenir : technival de Melun en 1997.
L'interview touche à sa fin. Un ptit mot pour les visiteurs d'ELECTROMUSIK ?
Gardez la passion pour la musique. Hardcore jusqu'à la mort !!!
Propos recueillis par Primatz et Gunjack d' ELECTROMUSIK
Un grand merci à Audrey d'Audiogenic pour avoir organisé cette rencontre, et aux 3 membres d'Androgyn Network pour avoir accepté cette interview.
